Paru le lundi 1er octobre 2007 sur SRC.CA/Bas St-Laurent
Inquiétudes à l'horizon
Mise à jour le lundi 1 octobre 2007, 16 h 39 .
D'ici deux ans, les classes spéciales pour les jeunes en difficultés seront abolies. Déjà, ce service n'est plus offert dès la troisième secondaire. Le Syndicat de l'enseignement de la région de la Mitis s'inquiète de l'abolition progressive des classes d'enseignement individualisé pour les élèves ayant des problèmes.
La Commission scolaire des Phares mentionne toutefois dans son journal interne que malgré le déficit prévu de 600 000 $ pour l'année en cours, elle va continuer à offrir des services de qualité aux étudiants.
Le syndicat des enseignants s'interroge sur la véracité de ces propos. La présidente, Martine Cliche, dénonce la disparition des classes spéciales. « Les groupes à effectif réduit étaient là par le passé. Ils ont prouvé leur utilité et ils devraient être maintenus. Pour ces enfants-là, ce sera certainement un défi qui va être plus important », indique-t-elle.
Le directeur général de la Commission scolaire des Phares, Jacques Poirier, se défend cependant de faire un choix comptable au dépend des jeunes en difficulté. « On ne met plus les élèves dans une cohorte [dont] ils ne sortaient plus. Là, ils sont intégrés dans les matières pour lesquelles ils ont des réussites et dans les matières où ils ont des difficultés, on donne le support et des mesures d'appuis pour les ramener à niveau », explique-t-il.
À l'école Paul-Hubert, au moins 150 étudiants sont touchés par cette décision concernant l'abolition de classes spéciales.