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Pour bien fonctionner le Ritalin ne suffit pas
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Paru le samedi 6 octobre 2007 sur La Voix

Le Ritalin ne suffit pas à aider un enfant hyperactif à fonctionner en société

Joey Olivier

Lorsqu'un enfant est agité, tant à la maison que sur les bancs d'école, qu'il a de la difficulté à se concentrer, en plus d'être impulsif, fort à parier qu'il est hyperactif. Bien que ce trouble déficitaire de l'attention soit documenté depuis 100 ans, il est mieux connu en milieu scolaire que depuis une vingtaine d'années au Québec.

Selon des données publiées par l'Association québécoise des troubles d'apprentissage, on estime qu'entre 3% à 5% des enfants en serait atteint. Une fois qu'une éducatrice en service de garde, un parent ou un enseignant a référé un enfant qui présente des symptômes, il sera évalué et aidé par des spécialistes. Selon Danielle Bertrand, psychologue, l'hyperactivité est mieux comprise aujourd'hui et il est important que les parents s'impliquent dans la démarche. "Lorsque je rencontre un jeune, je le fais avec ses parents ou un membre de la famille. Souvent, un des deux parents se reconnaîtra lorsque j'expliquerai les symptômes à l'enfant puisque l'hyperactivité est héréditaire."

Pour déterminer si un enfant est hyperactif, la psychologue lui fera subir des tests et il faudra qu'au moins deux milieux, soit le cercle familial et l'école, confirment les symptômes de l'enfant. Selon la professionnelle, les jeunes qui présentent seulement des troubles de comportements, sans être hyperactifs, ne sont pas médicamentés. "C'est plus difficile qu'on peut le penser de diagnostiquer un enfant. Ce n'est pas aussi simple que de dire qu'un enfant bouge beaucoup. C'est un mythe de croire qu'on prescrit rapidement des médicaments", dit Mme Bertrand.

Depuis le début des années 60, c'est le méthylphénidate, connu sous le nom de Ritalin qui est prescrit pour traiter l'hyperactivité. Ce médicament a d'abord été utilisé comme traitement dans la dépression et la narcolepsie chronique. Pour la psychologue, l'explosion de la demande de ce médicament s'explique par une meilleure connaissance de la maladie et donc un meilleur diagnostic. "Normalement, le jeune sentira les effets bénéfiques suite à la prise du Ritalin. Il se sentira plus calme et plus posé, ce qui aura des effets positifs dans ses rapports avec les autres. Il se fera peut-être moins chicané en classe étant donné qu'il aura moins de difficultés à gérer son impulsivité."

Le Ritalin ne suffit pas
Au Québec, de 1990 à 2000, le nombre de prescriptions vendues est passé de 33 000 à 248 000. Bien que ce médicament soit le plus efficace connu à ce jour, une pilule ne suffit pas pour aider un enfant hyperactif à l'école. "Pour mieux aider les enfants, je peux me déplacer pour l'observer dans son milieu et donner des conseils aux intervenants et aux parents. Souvent, les enseignants ou les éducatrices vont me demander d'aller dans le milieu. Il y a plus de ressources aujourd'hui qu'il y a 50 ans. Le trouble est mieux dépisté et on connaît davantage la problématique. C'est pour ça que les enfants prennent plus de médications", ajoute Mme Bertrand.

Par ailleurs, plusieurs parents découvrent dans son bureau qu'il souffre d'hyperactivité. Ne pas intervenir tôt lorsqu'un enfant est à l'école peut même lui inculquer une mauvaise perception des études. "L'enfant peut développer une mauvaise perception de l'école s'il est diagnostiqué trop tard", affirme-t-elle. Des enseignants ou des parents qui ne connaissent pas les tenants et aboutissants de l'hyperactivité peuvent se sentir complètement démunis. Mais après qu'ils aient compris ce qui explique qu'un enfant ait autant la bougeotte, il devient plus facile de les aimer. "Lorsqu'on ne voit plus seulement que cette dimension de leur personnalité, on découvre souvent des enfants très attachants."

Au quotidien, les parents et enseignants doivent mettre en pratique quelques trucs pour aider les enfants. "Il est important de regarder l'enfant dans les yeux lorsqu'on lui explique une consigne. Il faut également participer à l'action, ne pas lui dire de faire trop de choses en même temps. La structure est très importante également, car il faut que l'enfant soit encadré et sache précisément ce qu'il doit faire (ex. : se brosser les dents, s'habiller, etc.", décrit Mme Bertrand.

À la longue, maintenir cet encadrement sera difficile pour les parents. "Les parents, après un certain temps, peuvent lâcher un peu la corde et laisser l'enfant à lui-même. C'est souvent à ce moment qu'ils reviennent me consulter et je leur donne un petit élan de motivation. Une chose est sûre, il faut être très discipliné pour être parent d'un enfant hyperactif", conclut Danielle Bertrand.


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