Paru le vendredi 23 novembre 2007 sur Journal des débats A.N.
Le Président: En question principale, Mme la députée de Masson.
Mme Grandmont: M. le Président, selon l'actuel Programme de l'aide auditive de la RAMQ, une personne qui désire avoir un accès à un deuxième appareil binaural doit être en mesure de prouver que ce deuxième appareil est obligatoire pour son travail et ses études. Selon les données que j'ai, les personnes âgées et retraitées ne peuvent donc pas avoir accès à ce service. Pourtant, les aînés sont grandement susceptibles d'avoir besoin de ce service, vu la perte de l'ouïe en vieillissant. Par ailleurs, les modifications récentes au Programme d'aide auditive de la RAMQ auront pour effet d'augmenter le délai d'intervention dans les tests d'audition de la population âgée de 65 ans et plus.
Les conditions de vie des aînés semblent être une préoccupation du gouvernement, puisqu'il a mis sur pied une vaste consultation publicitaire. Si le sujet est si important, pourquoi le gouvernement réduit-il l'accès au service pour les aînés?
Le Président: M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.
M. Couillard: Bien, M. le Président, cette question a fait l'objet de longues discussions entre bien sûr la Régie de l'assurance maladie du Québec et les ordres professionnels concernés, soit les audiologistes et les audioprothésistes, ceux qui donnent les appareils, et justement les modifications qui ont été mises en place visent à améliorer la façon dont on administre ce programme-là, un programme qui avait grand besoin d'être resserré et amélioré, mais qui vise à donner aux personnes âgées en particulier, dont nous nous préoccupons également, un meilleur accès aux appareils auditifs. Alors, ce n'est pas ce que dit la députée, c'est au contraire pour améliorer l'accès aux appareils auditifs notamment en améliorant l'évaluation des personnes âgées qui présentent des troubles auditifs. Alors, c'est un programme qui continue à être bien géré par la Régie de l'assurance maladie du Québec, et nous allons bien sûr suivre l'accessibilité des personnes âgées dans ce domaine, comme dans tous les autres, M. le Président.