Paru le mercredi 26 mars 2008 sur La Nouvelle
Les personnes handicapées : une force à découvrir
Un nouveau rapport présente les immenses défis des personnes ayant une limitation de Prescott et Russell
par Stéphane Jobin
Un nouveau rapport présente les immenses défis des personnes ayant une limitation de Prescott et Russell
Une nouvelle étude portant sur les personnes handicapées de Prescott et Russell démontre que leurs besoins visant à favoriser leur intégration sont énormes, peu importe la sphère de la vie socio-économique. Toutefois, un simple changement d’attitude et la compréhension de la population par rapport à ces personnes pourraient déjà régler une bonne partie du problème.
C’est du moins ce que soutient la directrice générale de l’organisme Le Phénix, Judith Parisien, qui a commandé le rapport et dont la mission est de favoriser l’intégration des personnes handicapées. Selon elle, l’incompréhension des déficiences reste une difficulté dont on devra se débarrasser, tôt ou tard, afin d’intégrer pleinement ces personnes à la vie socio-économique.
«Ce qu’on voit, ce sont des gens qui veulent être actifs dans leurs communautés, mais qui sont confrontés à plusieurs obstacles, et l’obstacle premier reste l’attitude des gens de l’extérieur. Il faudrait faire des démarches pour mieux comprendre. Déjà là, quand on aura fait ce pas en avant par rapport à la personne handicapée, je pense que beaucoup d’obstacles vont être éliminés. Si tu comprends, tu changes ton attitude», explique Mme Parisien.
Intitulée La personne handicapée : une force motrice pour notre économie et menée auprès de 670 personnes présentant un handicap, l’étude de 130 pages précise le profil socio-économique des personnes handicapées de Prescott et Russell, ainsi que leurs besoins, leurs forces et leurs compétences dans toutes les facettes de la vie.
«Il existe peu de données au Canada concernant les personnes handicapées. Il y en a encore moins par rapport aux personnes handicapées de Prescott et Russell. Donc, c’est pour connaître les besoins des personnes, leurs intérêts, et de démontrer l’importance de la pleine participation des personnes handicapées dans notre économie» que ce rapport a été commandé, lance Judith Parisien.
Cette étude, par contre, est moins un élément de solution qu’une présentation globale du problème. «Ce n’est pas tant le rapport, qui est très intéressant en soi, que la démarche du sondage qui fait la différence, ajoute Mme Parisien. On se retrouve avec des données qui vont nous permettre de travailler avec tous les groupes qui touchent tous les secteurs de nos collectivités pour apporter des changements.»
En revanche, le rapport contient une multitude d’informations pertinentes, selon Mme Parisien, ce qui permettra de faire des recommandations et de donner des réponses spécifiques. «Ça nous donne des pistes de travail, pour mieux identifier où seront nos prochaines interventions. Ça nous permet de donner des ressources à d’autres groupes, liés au transport ou au logement par exemple», poursuit la directrice générale.
Celle-ci rappelle que les données ainsi recueillies seront utilisées pour un grand nombre d’années dans Prescott et Russell. «Le rapport ne fait qu’un survol du potentiel qui est derrière ce sondage-là. Pour nous, et pour les partenaires de la communauté, ça devient un outil intéressant», conclut-elle, en remerciant les 670 personnes qui ont participé à cette étude, «parce que ce sont elles qui en ont fait la réussite».
Les personnes intéressées à consulter le document en question peuvent le faire en visitant le site Internet de l’organisme Le Phénix, au www.lephenix.on.ca.