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Jeudi 16 avril 2009 Numéro 502
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L'impact économique du travail des aidants naturels
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Paru le mercredi 15 avril 2009 sur Le Devoir

Source
www.ledevoir.com/2009/04/15/245802.html

Le travail des aidants naturels équivaut à 25 milliards de dollars Lisa-Marie Gervais
Édition du mercredi 15 avril 2009
Mots clés : femmes, aidants naturels, travail, santé, Québec (province)

On sait d'eux qu'ils sont 2,7 millions au Canada, surtout des femmes. Mais combien valent ces aidants naturels qui veillent sur leurs proches malades? Vingt-cinq milliards de dollars, vient de statuer un rapport canadien publié dans Healthcare Quarterly.

Il y a dix ans, la valeur en argent des aidants naturels était évaluée à cinq milliards de dollars. Aujourd'hui, elle serait de 25 à 26 milliards de dollars, selon une étude publiée dans le Healthcare Quarterly, une revue scientifique du domaine de la santé. C'est l'évaluation que font les auteurs du rapport en se basant sur les coûts théoriques qui seraient engagés pour le remplacement de cette main-d'oeuvre canadienne non payée, c'est-à-dire sur ce qu'il en coûterait si les soins non médicaux prodigués par un aidant naturel étaient plutôt fournis par un pourvoyeur de soins rémunéré à l'heure.

Les données du rapport ont été puisées dans l'Enquête sociale générale de 2002 réalisée par Statistique Canada. Les taux horaires des travailleurs offrant différents services non médicaux ont été déterminés par l'Enquête sur la population active de 2007. Les auteurs du rapport ont également converti ces taux en «taux du marché», qui tiennent compte des bénéfices marginaux (assurances, vacances, pension, etc.) et des frais administratifs que pourrait percevoir une agence de placement, par exemple.

Au final, différents scénarios ont été retenus dans la démarche de l'étude, qui comprend quatre catégories de soins: la préparation des repas et l'entretien ménager pour une personne malade, l'entretien général de sa propriété, les achats et courses (épiceries, banques, etc.) et l'aide pour la toilette (bain, coiffure, esthétique). Selon les catégories, les taux peuvent varier de 12,91 $ à 27,74 $.

Des fonds manquants

La présidente de la Coalition canadienne des aidantes et aidants naturels se réjouit qu'on se soit attardé à faire ces calculs. «Ces travailleurs-là sont dans l'ombre et ne sont pas rémunérés pour ce qu'ils font», a noté Nadine Henningsen. Selon elle, un tel rapport avec des données actualisées s'avérait nécessaire puisque «dans un contexte de vieillissement de la population, les aidants naturels devenaient beaucoup plus nombreux».

Les millions octroyés en crédits d'impôt par les gouvernements fédéral et provinciaux de certaines provinces ne suffisent pas, a-t-elle affirmé. Elle souhaite par ailleurs qu'Ottawa mette sur pied un comité d'experts pour réfléchir à des façons efficaces de distribuer l'argent qu'il alloue aux aidants naturels.

Serge Dumont, professeur à l'École de service social de l'Université Laval, mène actuellement une étude sur les coûts des soins palliatifs en tenant compte de ceux défrayés par des membres de la famille d'un malade. Il juge utile de documenter et de chiffrer la valeur du travail des aidants naturels. «Un malade en fin de vie peut rester à la maison, mais ça ne veut pas dire que ça va coûter plus cher», a-t-il constaté. «On a des choix de société à faire.»

Selon l'étude de Statistique Canada, 43 % des aidants naturels sont des personnes âgées de 45 à 54 ans et environ le quart d'entre elles ont 65 ans et plus.
 


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