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Mardi 1er septembre 2009 Numéro 531
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La rentrée dans une école spéciale pour les enfants autistes
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Paru le mercredi 26 août 2009 sur Cyberpresse/La Tribune

Source
www.cyberpresse.ca/la-tribune/sherbrooke/200908/26/01-895922-prendre-le-chemin-de-lautre-ecole.php

Prendre le chemin de l'autre école

Isabelle Pion
La Tribune

(SHERBROOKE) Thomas a sept ans. Le garçon communique peu, interagit peu: autiste, il présente aussi une déficience moyenne. Thomas nécessite une attention constante: un trouble alimentaire, appelé pica, le pousse à mettre tout ce qui est non comestible dans sa bouche. Des chaussures Crocs? «C'est de la haute gastronomie», lance avec humour sa mère, Hélène Quigley, qui est coordonnatrice de la Société de l'autisme et des troubles envahissants de développement de l'Estrie (SATEDE).

«Lorsqu'on s'est fait dire qu'il devrait aller au Touret, ça a été un choc. C'était avant son diagnostic de déficience intellectuelle. Quand tu entends parler du Touret, tu ne le connais pas, tu peux avoir un préjugé. Tu peux te demander quel sera l'avenir pour ton fils», se remémore-t-elle.

Chaque apprentissage du petit bonhomme est perçu comme une petite victoire. «On a des systèmes de communication avec des pictogrammes. Thomas ne décode pas les codes sociaux; c'est un enfant qui bouge beaucoup, qui nécessite une surveillance constante», note Mme Quigley en soulignant que les enfants autistes ont un important besoin d'être structuré.

«Quand ton enfant part pour la première fois en autobus, à l'autre bout de la ville, ce n'est pas facile. On était habitué à faire le taxi, on était toujours avec lui», raconte le père de Thomas, Marc Clément, à propos de la première rentrée de son fils. «Un autre enfant peut connaître son numéro de téléphone; lui il n'a aucune ressource», mentionne le couple.

Les parents dont l'enfant arrive pour la première fois au Touret vivent un deuil parce qu'il ne fréquente pas une classe régulière, commente Marie-Josée Chicoine, technicienne en éducation spécialisée dans cette école. À l'aube de la rentrée, ils ont besoin d'être informés et d'être rassurés.

«En même temps, il y a toute la partie émotive. Il faut qu'ils fassent la coupure. Souvent, l'enfant ne parle pas: ils se demandent qui va leur dire s'il a bien mangé, si la journée a bien été. C'est émouvant», raconte Mme Chicoine, qui en est pour sa part à sa 23e rentrée. Un petit cahier, similaire à ceux qu'on remet dans les CPE, permet de suivre le déroulement de la journée de son enfant.

Et il y a les autres papas et mamans, ceux qui ont dépassé le stade de la première fois. «Ils tombent en vacances pour la majorité. Souvent, ils n'ont pas eu de services pendant l'été. Leur seule question, c'est de savoir avec qui l'enfant va être.»

Deux ans plus tard, chez les Clément-Quigley, les craintes se sont estompées. «Les professeurs et les intervenants sont des gens magnifiques. La première fois que nous y sommes allés, j'ai eu l'impression que Thomas n'était pas vu comme une bibitte. C'est un enfant, ce n'est pas un cas ou un patient qui vient à l'école», commente Mme Quigley.

Une forme de répit, le retour à l'école? Les parents n'osent pas le dire trop fort, mais ils ne peuvent le nier. Ils doivent toujours avoir un oeil sur Thomas, un enfant très agile: la cour est donc entièrement clôturée.

«Oui, c'est une forme de répit, et pour lui... Même si ce sont des vacances, nous ne sommes pas des intervenants ou des animateurs. À un moment donné, on ne sait plus trop quoi faire.»

Mme Chicoine, qui prête main-forte aux enseignants, abonde dans le même sens: la routine ne peut être la même pendant la période estivale. Résultat: le retour à l'école exige un temps d'adaptation chez l'enfant. «On a besoin d'un petit mois d'ajustement», dit-elle en mentionnant que les enfants peuvent être plus agressifs pendant cette période.

Thomas, pour sa part, a fait du progrès depuis son entrée au Touret, dont l'apprentissage des lettres et la reconnaissance des couleurs.
 


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