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L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

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Vendredi 6 novembre 2009 Numéro 554
Aujourd'hui en veille
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Une conseillère ayant des incapacités à Lachine (art. anglais)
L'expression par l'art pour les personnes ayant des limitations à la communication
Témoignage d'une personne amputée qui a escaladé le Kilimanjaro (art. anglais)
Sondage sur l'intégration en emploi (art. anglais)
Relais de la flamme des Jeux paralympiques
Colloque du RIPPH sur les villes et les personnes ayant des incapacités
Lancement d'une campagne de publicité sur la dysphasie
Reportage sur la dysphasie à l'émission Une pillule, une petite granule


L'expression par l'art pour les personnes ayant des limitations à la communication
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Paru le vendredi 6 novembre 2009 sur Cyberpresse/Le Nouvelliste

Source
www.cyberpresse.ca/le-nouvelliste/actualites/200911/06/01-919023-communiquer-par-lart-quand-la-parole-nest-plus-possible.php 

Communiquer par l'art quand la parole n'est plus possible

brigitte trahan
le nouvelliste

(trois-rivières) certaines personnes ayant subi un traumatisme crânien éprouvent parfois de grandes difficultés à dire avec des mots ce qu'elles veulent exprimer à leur entourage.

Ce genre de situation finit par susciter beaucoup de frustration, mais une équipe d'universitaires travaille actuellement à développer des outils qui permettront à ces personnes de retrouver la joie de vivre en apprenant à communiquer grâce à diverses formes d'art, même si elles n'ont aucun talent particulier.

«On communique à 7 % avec des mots et à 93 % par du non-verbal», rappelle Hélène Carbonneau, professeure régulière au département d'Études en loisir, culture et tourisme à l'UQTR.

En permettant aux personnes atteintes d'aphasie ou de dysarthrie, par exemple, de faire du dessin, du théâtre ou de la danse en compagnie d'une personne significative pour elles, la professeure Carbonneau et son équipe espèrent atteindre un objectif bien simple: permettre à ces personnes de mettre du bonheur dans leur vie.

«On ne veut pas que les gens se sentent en situation de thérapie», dit-elle. Les traumatisés crâniens, explique la chercheuse, arrivent à un moment de leur vie où il n'en peuvent plus d'être en thérapie. «Ils veulent vivre. Point.»

Pour les aider à éprouver à nouveau de petits bonheurs tout simples, l'équipe de la professeure Carbonneau a réalisé une première expérience, à la fin d'octobre, avec six groupes de deux personnes qui se sont rencontrées dans les locaux de l'organisme La Fenêtre, à Trois-Rivières.

Les chercheuses mises à contribution sont Marie-Josée Plouffe, professeure au département des Arts et spécialiste du théâtre, France Joyale, professeure au même département et spécialiste en tango, France Bergeron, art-thérapeute, et Guylaine Le Dorze, professeure à l'école d'orthophonie de la Faculté de médecine de l'Université de Montréal.

Les activités artistiques proposées aux participants visent à leur permettre de redécouvrir les forces qu'ils pensaient avoir perdues ou de découvrir des potentiels qui sont en eux et qu'ils n'ont jamais exploités.

À ce compte-là, pourquoi ne pas dire aux gens de simplement suivre un cours de dessin? C'est que les personnes aphasiques ou dysarthritiques risqueraient de subir des problèmes d'intégration à cause des difficultés qu'elles ont à communiquer, explique Hélène Carbonneau.

La méthode appliquée par son équipe permettra aux artistes qui interviendront de bien saisir les difficultés auxquelles les traumatisés crâniens sont confrontés et de savoir comment communiquer avec eux.

Pas besoin d'avoir du talent pour prendre part aux activités. L'idée, c'est d'avoir du plaisir. La chercheuse rêve de voir cette
méthode appliquée partout où se donnent des activités de loisirs.

Elle estime que l'utilisation de l'art pour communiquer autrement pourrait intéresser bien d'autres groupes, qu'il s'agisse de couples qui n'ont plus de champs d'intérêts en commun ou de mères et d'ados qui n'arrivent plus à communiquer ensemble.
En s'ouvrant éventuellement à d'autres besoins comme ceux-là, on pourrait compléter les groupes dans les régions rurales où le service ne pourrait être dispensé, faute de clientèle suffisamment nombreuse du côté de traumatisés crâniens, explique Hélène Carbonneau.


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