Paru le lundi 8 mars 2010 sur CNW-Telbec
Source
www.cnw.ca/fr/releases/archive/March2010/08/c7946.html
Le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité souligne l'importance du travail des 6000 préposées des services de soutien à domicile
MONTRÉAL, le 8 mars /CNW Telbec/ - En rencontre aujourd'hui pour la tenue de son Forum coopératif annuel, le conseil d'administration du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, (ci-après le Conseil), a adopté une résolution visant à souligner le travail des 6000 travailleuses oeuvrant en soutien à domicile auprès des personnes en perte d'autonomie. Cette résolution vise à souligner l'engagement quotidien des femmes auprès de ces personnes, principalement des aînés, partout au Québec.
"Dans le cadre de la journée internationale de la femme, il est important pour nous de mettre en évidence le rôle indispensable du travail des femmes qui assurent des services essentiels auprès de 80 000 personnes en perte d'autonomie", a déclaré Hélène Simard, présidente-directrice générale du Conseil.
Mentionnons que 6 000 préposées d'aide à domicile au Québec travaillent dans 101 entreprises d'économie sociale en aide domestique, des coopératives et des OSBL, et qu'elles effectuent 5,5 millions d'heures de services par année pour des usagers, dont 80% ont plus de 65 ans. "La journée de la femme est donc tout indiquée pour assurer à ces femmes notre reconnaissance, dont le travail auprès des aînés s'effectue trop souvent dans l'ombre," termine Mme Simard.
À propos du Conseil
Le Conseil québécois de la coopération et de la mutualité représente l'ensemble des organisations coopératives sectorielles et régionales du Québec qui compte plus de 3 300 coopératives et mutuelles qui génèrent plus de 90 000 emplois. Ces entreprises participent activement au développement économique et social du Québec. Avec plus de 166 milliards $ d'actifs, ces coopératives et mutuelles ont un taux de survie doublement supérieur aux autres formes d'entreprises.
Renseignements: Gervais Nadeau, Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, Cell.: (418) 572-1984, gervaisnadeau@coopquebec.coop
Source
www.cnw.ca/fr/releases/archive/March2010/08/c7523.html
Soutien à domicile des aînés: 6000 femmes du réseau des entreprises d'économie sociale en aide domestique écrivent au Premier ministre - Elles lui demandent d'honorer son engagement de faire de chez soi le premier choix
QUÉBEC, le 8 mars /CNW Telbec/ - En cette journée internationale des femmes, 6000 Québécoises, œuvrant dans les 101 entreprises d'économie sociale en aide domestique (EÉSAD) au Québec, prennent la plume pour écrire au Premier ministre Jean Charest. Elles souhaitent non seulement lui souligner leur engagement quotidien auprès de milliers d'aînés partout au Québec dans la livraison de services essentiels à leur soutien à domicile, mais aussi que la promesse du gouvernement de faire de chez soi le premier choix doit absolument se traduire par des engagements financiers concrets dans son prochain budget.
"Tous les jours, ces milliers de femmes dans toutes les régions du Québec travaillent très fort pour assurer des services essentiels de qualité auprès d'une clientèle âgée et très souvent démunie financièrement. Sans ces services - ménages légers et lourds, préparation de repas, accompagnement pour les courses -, des milliers de personnes âgées ne pourraient demeurer chez elles. N'oublions pas non plus le rôle tout aussi essentiel de présence régulière assumée par les employées des EÉSAD auprès de cette clientèle. Ces travailleuses sont bien souvent en première ligne pour briser des solitudes, offrir du réconfort et être à l'écoute de problèmes potentiels. Il faut le reconnaître aujourd'hui bien sûr, mais ne pas l'oublier le reste de l'année" a déclaré Marie-Claude Gasse, porte-parole pour la Coalition des entreprises d'économie sociale en aide domestique.
Rappelons que la ministre déléguée aux Services sociaux, Lise Thériault, a annoncé un financement supplémentaire de 3,5 millions de dollars pour le programme d'exonération financière pour les services d'aide domestique (PEFSAD) destiné à la clientèle en octobre 2009 et a ensuite imposé aux entreprises, en décembre 2009, d'autofinancer cette mesure dès le 1er avril prochain. Dans les faits, l'annonce de la ministre s'est transformée en coût net pour les EÉSAD. En ajoutant à ce recule financier la hausse du salaire minimum du 1er mai prochain et celles prévues des cotisations à la CSST, entre autres, l'ensemble des EÉSAD se retrouve avec un manque à gagner de plus de 8 millions d'ici quelques mois seulement. Les entreprises n'auront d'autre choix que de refiler la facture aux clients.
Pour Hélène St-Laurent, porte-parole de l'Aile rurale, "les enjeux sont énormes pour nous, mais aussi pour tout le Québec. Tout d'abord et, surtout aujourd'hui, nous sommes très heureux d'améliorer les conditions de travail de nos employées et de reconnaître par le fait même leur contribution sociale au bien-être de nos aînés en appliquant la hausse du salaire minimum. Mais les EÉSAD sont aujourd'hui dans un cul-de-sac. Comment financer ce manque à gagner monstrueux de 8 millions de dollars? La hausse des tarifs que nous avons annoncée comme inévitable provoquera des réactions en chaîne. Le décrochage des clients les plus démunis va s'accélérer et les tarifs seront de moins en moins compétitifs avec le marché noir. Dans ces conditions, il est assuré que le nombre d'heures de services ne fera que régresser, fragilisant davantage nos entreprises, mettant en péril les emplois de milliers de femmes et les services pour nos aînés encore capables de payer".
"Chaque dollar investi par le gouvernement dans le réseau des EÉSAD, soit dans les entreprises ou dans le PEFSAD qui soutient financièrement les clients, est extrêmement rentable à plus d'un titre. Personne ne peut contester aujourd'hui qu'il est de loin préférable d'un point de vue financier pour le gouvernement de soutenir les personnes âgées à domicile le plus longtemps possible, le contraire étant mille fois plus coûteux au trésor public. Le gouvernement est triplement gagnant puisque les EÉSAD sont créatrices d'emplois, parfois un des plus gros employeurs dans certaines régions, et participent à lui faire bénéficier de revenus qui lui échapperaient sur le marché noir. Il est clair qu'en ce 8 mars le Premier ministre doit penser aux 6000 employées des EÉSAD, mais aussi aux milliers de femmes âgées qui les accueillent quotidiennement chez elles. Le prochain budget du gouvernement doit absolument contenir l'indexation du PEFSAD, évaluée à 15 millions de dollars et attendue depuis 12 ans, permettant à toutes ces femmes de pousser un léger soupir de soulagement, car, par la suite, il nous reste encore beaucoup de travail pour assurer la pérennité de nos entreprises" a conclu J. Benoit Caron, directeur général de la Fédération des coopératives de services à domicile et de santé du Québec.
Rappelons qu'il y a 101 EÉSAD au Québec qui emploient environ 6 000 personnes et offrent à 79 000 clients, dont environ 80 % ont 65 ans et plus, 5,5 millions d'heures de services annuellement. La clientèle de ces entreprises, si elle répond aux critères du programme, obtient une aide financière du PEFSAD.
Renseignements: Marie-Claude Gasse, La Coalition des entreprises d'économie sociale en aide domestique, (418) 750-0085; J. Benoit Caron, La Fédération des coopératives de services à domicile et de santé du Québec, (418) 717-8882; Hélène St-Laurent, L'Aile rurale, (418) 764-1315