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L’Inclusif est une infolettre ayant pour mission de rapporter l’actualité touchant à la participation sociale des personnes ayant des incapacités au Québec. Elle est publiée deux à trois fois par semaine.

Son contenu est constitué principalement d’articles et de nouvelles provenant des différents médias du Québec et du Canada, mais aussi d’ailleurs.

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Mardi 8 juin 2010 Numéro 621
Aujourd'hui en veille
Cri du coeur d'une dame pour obtenir des services à domicile
Chronique de Richard Martineau sur l'intégration des EHDAA en classe ordinaire
Réflexion de la FEC-CSQ sur les nouvelles populations en situation de handicap au collégial
Entrevue avec Mario Beauchemin de la FEC-CSQ sur les nouvelles populations en situation de handicap au collégial
Colloque sur l'augmentation des nouvelles populations en situation de handicap au collégial
Réflexion sur la SQPH
Inauguration d'une bibliothèque de jeux musicaux au CRDP MAB-Mackay
Recherche sur les cellules souches pour combattre le Parkingson
La zoothérapie au service des EHDAA
Le relais de la flamme des Jeux olympiques spéciaux


Chronique de Richard Martineau sur l'intégration des EHDAA en classe ordinaire
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Paru le mardi 8 juin 2010 sur Conoë.ca/Le Journal de Montréal

Source
http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/chroniques/richardmartineau/archives/2010/06/20100608-062407.html

Le mardi 8 juin 2010
Chroniques Richard Martineau
Chronique

Beau sur papier
Richard Martineau

Richard Martineau
Vous souvenez-vous de la désinstitutionnalisation du ministre Lazure ?


Sous prétexte de permettre aux gens souffrant de maladies mentales de mener une vie normale, on les a sortis des asiles pour les envoyer dans «le vrai monde». Sur papier, l'idée était géniale.

Pas de filet

Malheureusement, en pratique, c'était une autre paire de manches.

Comme l'a dit le docteur Yves Lamontagne : «On les a sortis des hôpitaux, mais les ressources monétaires et de personnel ne suivaient pas dans la société...»

Résultat : ces malades, qu'on devait aider à réintégrer petit à petit à la société, se sont retrouvés dans la rue, faute d'assistance.

En quarante ans, près de 17 000 lits ont été fermés en soins psychiatriques au Québec. À l'hôpital Louis-Hippolyte-Lafontaine, le nombre de personnes hospitalisées, qui était de 6 000 en 1960, est passé à 645.

Le système a fait de grosses économies. Mais pour les patients eux-mêmes, c'était la catastrophe.

On leur a demandé de sauter du dixième étage, mais personne n'était là pour les attraper.

La même erreur

Eh bien, c'est la même chose avec l'intégration des élèves en difficulté.

Sur papier, ce projet est formidable: on va prendre les élèves qui ont de gros problèmes d'apprentissage, et on va les intégrer dans des classes dites «normales». Comme ça, ils ne seront pas isolés dans leur petit ghetto, ils vont être stimulés, encouragés à se dépasser.

Le hic, c'est que, pour reprendre les mots du docteur Lamontagne, «les ressources monétaires et de personnel ne suivent pas».

Non seulement les jeunes profs ne sont pas formés pour encadrer ces élèves spéciaux, mais les écoles manquent de professionnels.

Résultat : les jeunes «se pètent la fiole» et les profs se tapent des burnout à répétition.

Quarante ans après l'échec du projet de désinstitutionnalisation, le Québec répète exactement la même erreur.

Mauvaise planification

Remarquez, ce n'est pas très surprenant: au Québec, on est les champions de la mauvaise planification. On investit 1 G$ dans la construction d'un méga stade olympique, sans savoir à quoi il servira une fois les Jeux finis.

Quand on se lance dans de grands projets, on sait toujours comment ça commence, mais on ne sait jamais comment ça va finir...

On se lance dans l'érection d'un gros gratte-ciel alors qu'on a juste les moyens de construire les trois premiers étages.

On fout les infirmières dehors pour atteindre le déficit zéro, et dix ans plus tard, on s'agenouille devant elles pour qu'elles reviennent...

La pensée magique

Ça fait trente ans que les démographes disent que le Québec fonce droit dans un mur. Qu'en 2020, il y aura trop de retraités et pas assez de travailleurs actifs.

Les a-t-on écoutés? Non. On a fait comme si demain n'existait pas. «Pas de problème, ça va s'arranger !»

Devinez quoi ? Ça ne s'est pas arrangé. Et on est dans la boue jusqu'au cou.

Au Québec, des idées, on en a : sortir les malades des hôpitaux, intégrer les élèves en difficulté dans les classes normales...

Mais on n'a pas les moyens de nos ambitions. On promet à notre blonde qu'on va lui offrir un diamant alors qu'on n'est même pas capable de lui acheter une douzaine de roses.

Pathétique...
 


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