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Mercredi 30 janvier 2013 Numéro 819
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La Journée contact du CAMO pour personnes handicapées sera intégrée à l'Événement carrière
Un homme ayant des incapaciés veut que la RAMQ resserre ses critères de sécurité pour les fauteuils roulants
Discriminée par des copropriétaires, une femme atteint de sclérose en plaques pourra finalement acheter un condo
Résultat du téléthon de la Ressource en Abitibi-Témiscamingue
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Immigration Canada annule la déportation en Roumanie d'une mère et de sa fille ayant des incapacités (art. anglais)


Un homme ayant des incapaciés veut que la RAMQ resserre ses critères de sécurité pour les fauteuils roulants
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Paru le samedi 26 janvier 2013 sur La Presse/Le Soleil

Source :
www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/transports/201301/26/01-4615438-un-homme-handicape-en-croisade-pour-plus-de-securite-en-fauteuil-roulant.php

Un homme handicapé en croisade pour plus de sécurité en fauteuil roulant

Annie Morin
Le Soleil

(Québec) Le 2 janvier, la vie de Christian Dufour a basculé encore une fois, en même temps que son fauteuil roulant. L'homme déjà gravement handicapé a été happé, rue Saint-Paul, par une automobile au pare-brise mal dégivré. Quadriplégique, souffrant, mais résilient, il témoigne aujourd'hui des difficultés de la conduite en hiver et part en croisade pour que les normes de sécurité des fauteuils roulants soient resserrées.

Christian Dufour a des souvenirs épars de l'accident qui lui a broyé le bassin et les jambes. Les bouts qui manquent à l'histoire, il les insère tranquillement, au fil des témoignages qui lui parviennent. L'enquête policière, encore en cours, finira de compléter le casse-tête.

Ce matin-là, lendemain d'un jour de l'An tranquille, M. Dufour est parti à 7h30 de sa résidence du Vieux-Québec pour aller déjeuner dans le secteur de la gare du Palais. «Il faisait un froid de canard. Il n'y avait pas un chat dans les rues», se rappelle-t-il.

Après avoir descendu la côte du Palais avec son fauteuil roulant, seule façon pour lui de se déplacer, le promeneur a suivi la rue Saint-Nicolas. À l'intersection de la rue Saint-Paul, le feu de circulation était rouge et ne tournait pas au vert. M. Dufour a vérifié que la voie était libre avant de s'engager. Il n'y avait aucune voiture en direction est et deux en direction ouest, mais elles étaient suffisamment loin pour qu'il s'estime capable de traverser. Il avait fait la moitié du chemin quand une automobile a néanmoins percuté l'arrière de son fauteuil roulant.

Selon ce qu'on lui a raconté, son corps a fait un vol plané de 15 mètres avant de se briser sur le sol gelé. Transporté à l'hôpital en ambulance, Christian Dufour a dû être opéré d'urgence. «Avec tout ce que j'ai de métal et de stainless steel en dedans, je n'aurai jamais été aussi près d'être RoboCop!» lance-t-il en riant.

Mais le pire était à venir. Après la chirurgie, il a souffert de graves difficultés respiratoires et des douleurs sont apparues là où il a encore de la sensibilité, soit des épaules en montant. M. Dufour s'est demandé si c'était la fin. Encouragé par ses proches qui lui demandaient de ne pas lâcher, il a remonté tranquillement la pente.

Encore en traitement - ne dites surtout pas le mot convalescence -, le blessé admet qu'il est difficile de passer au travers d'une deuxième réadaptation. À l'âge de 19 ans, il a dû apprendre à se passer de ses bras et de ses jambes après un accident d'automobile. Cela ne l'a pas empêché de mener une vie plus active que la majorité des gens, mais au prix de nombreux efforts et compromis. Recommencer cela à 60 ans ne lui dit rien de bon. Mais il se console : «Je devrais être capable de tout récupérer ce qui est récupérable.»

«Ôte-toi de la rue!»

Cela dit, Christian Dufour n'est pas surpris outre mesure que cette malchance lui soit arrivée. «L'automobiliste est déjà un prédateur pour les autres automobilistes, imaginez par rapport aux piétons, aux cyclistes et aux personnes en fauteuil roulant», soupire-t-il. Combien de fois s'est-il fait crier par des gens pressés : «Ôte-toi de la rue, tabarnak, tu vas te faire écraser!»

Car oui, il lui arrive de circuler dans la rue quand les trottoirs sont enneigés ou glacés, s'ils ne sont pas pleins de trous, ou que les bordures sont trop hautes pour être escaladées. L'hiver, les feux de circulation sont aussi problématiques, puisque les boutons pour commander la phase exclusive pour piétons sont parfois inaccessibles en raison des bancs de neige. Quand ils ne sont pas trop difficiles à activer pour des mains faibles. «Tu oublies ça pis tu y vas», résume M. Dufour.

Le fonctionnaire de carrière critique aussi les ceintures de sécurité des fauteuils roulants, pas assez solides selon lui et selon plusieurs personnes handicapées qu'il fréquente. «C'est un vieux problème», dit-il.

M. Dufour voudrait que la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ), qui établit les normes de sécurité des fauteuils roulants et s'assure de leur respect, soit plus sévère. Car «le simple fait de tomber en bas de la chaise, c'est une fracture automatique». Dans son cas, l'éjection aurait pu lui coûter la vie.

Interpellée par Le Soleil, la RAMQ a répondu par écrit que «la ceinture des fauteuils roulants doit être du type "à boucle de métal de qualité automobile"». Son porte-parole, Marc Lortie, précise que «la ceinture des fauteuils roulants a notamment pour fonction de bien positionner le corps de la personne de façon stable afin de favoriser une posture adéquate pour la conduite de l'appareil». Il affirme que c'est la première fois que cette question est portée à l'attention de la RAMQ.

 


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